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Nord Kivu (Beni): Des échanges fructueux assortis des recommandations sur la Gouvernance locale des ressources naturelles et gestion des régimes fonciers

La Gouvernance locale des ressources naturelles et gestion des régimes fonciers ainsi que forestiers passe impérativement par des recommandations indispensables et durables.

Cette affirmation a été faite à l'unanimité au cours d'un atelier de renforcement des capacités en faveur des communautés locales et autres bénéficiaires organisé en date du 15 au 16 Mars à Mutwanga au Nord-Kivu.

Parmi les participants, les pygmées représentés ont manifesté l'intérêt de s'engager pour lutter contre l’exploitation illégale des ressources naturelles.

Pour eux, accompagner les peuples autochtones dont les pygmées dans la gestion de la forêt communautaire de BAHATSA les pygmées est une voie de sortie pour éviter des conflits persistants.

Des recommandations ont été formulées aux autorités politico-administratives et coutumières afin qu’elles prennent des mesures nécessaires en vue de limiter l'exploitation de certaines espèces forestières menacées de disparation à l ‘occurrence le Prunus africana dans la foret du secteur Rwenzori; la même idée va jusqu'à proposer l'usage des moyens légaux pour contraindre les exploitants forestiers à signer et respecter le cahier des charges avec les communautés pour améliorer leurs conditions de vie.

Par ailleurs, l’ICCN/PNVI a été appelé à finaliser le processus de démarcation participative des limites du Parc en Groupement MALAMBA (village KIRIVATA et BASONGORA) avec les terres coutumières et élargir la voie du développement économique en passant par certains projets générateurs des revenus.

Dans cette séance, il est à retenir que pour les participants, les autres Organisations de la société civile (OSC) dont le Centre de Recherche sur l'environnement, la Démocratie et les droits de l'Homme, CREDDHO, vulgariser les textes légaux réglementant la gestion des ressources naturelles ainsi que la loi portant sur la libre administration du pouvoir coutumier en RDC.

 Les organisations de la Société civile devraient aussi accompagner et appuyer leur plaidoyer pour la réussite des initiatives socio-économiques au bénéfice des jeunes et femmes autochtones dont les pygmées dans cette contrée.

 Signalons que ces assises ont abouti grâce au concours technique du Centre de Recherche sur l’environnement, la Démocratie et les droits de I’ Homme, CREDDHO en sigles.

Suivre d'autres activités liées aux ressources naturelles à ces liens

 

Nord Kivu : Rebondissement d’un arrêté qui énerve la loi sur la protection de l’Environnement !

Un désordre en voie de création dans le Parc de Virunga  au nom d’une règlementation de la pêche dans les eaux du Lac Édouard: C’est en ces termes que s’est exprimé un acteur de la Société civile environnementaliste réagissant à propos du contenu dudit arrêté.

 Dans un communiqué de Presse signé et publié en date du 16 Février 2018, les organisations membres de la société civile environnementale et des droits humains œuvrant pour la conservation et la protection des écosystèmes du Parc National des Virunga ont dénoncé le rebondissement d’un arrêté signé par le Gouverneur de la Province du Nord Kivu qui contrarie la loi sur la protection de la Nature!

S’exprimant à ce sujet, ces organisations regroupées au sein d’un consortium d’associations environnementalistes disent craindre ce qu’elles qualifient d’une « manœuvre louche » qui viserait à revitaliser un arrêté déjà contesté dans le passé et reporté par le Gouverneur de Province, suite à son inadaptabilité aux lois régissant le Parc des Virunga et le Lac Édouard en particulier.

En effet, le Gouverneur avait signé, depuis 29 décembre 2016, un arrêté provincial portant N° 01/198/ CAB/GP-NK/2016 qui avait suscité des nombreuses controverses liées au niveau élevé de risque de nuisance vis-à-vis du Parc des Virunga qui est un patrimoine pourtant protégé par les lois nationales et internationales.

 En réaction, différentes parties prenantes impliquées dans la gestion, la protection et exploitation du Parc des Virunga avaient suggeré l’annulation de cet arrêté à travers diverses communications écrites et orales adressées au Gouverneur.

Cette situation avait, par la suite, motivé l’autorité Provinciale à convoquer une réunion avec les parties prenantes du domaine environnemental qui avaient, à l’occasion, soulevés quelques écueils ci-après reprochés à cet arrêté :

  •  La violation de la loi n°11/009 du 09 juillet 201 1 portant Principes fondamentaux à la protection de l'environnement et de la loi n°14/003 du 11 février 2014 relative à la conservation de la nature à son article 36 ainsi que la loi n° 08/099 du 07 juillet 2008 portant statut des établissements publics et mandaté par le décret n°10/15 du 10/04/2010 fixant les statuts d'un établissement public dénommé Institut Congolais pour la Conservation de la Nature(ICCN) ;
  • Le risque de favoriser la surexploitation du lac Édouard en légitimant des pêcheries pirates ;
  • Et la création des conflits entre les chefs coutumiers et les particuliers

A la suite de cette réunion, une nouvelle lettre du Gouverneur de Province avait reporté l’application de cet arrêté au regard des nombreux reproches évoqués. D’après l’esprit de la lettre, cet arrêté ne devrait pas être mis en application en attendant l’harmonisation des vues par les parties prenantes.

 Aujourd’hui, il est étonnant que les organisations membres de la société civile environnementale et des Droits humains constatent, disent-elles, qu’une lettre  adressée au Gouverneur de province par une société dénommée SAGICOM puisse demander la levée du report du dit arrêté et qu’à sa suite le Gouverneur puisse écrire une correspondance insinuant une  acceptation de son annulation.

 Concrètement, ces organisations regrettent et fustigent le fait que le Gouverneur s’est référé à cet arrêté déjà reporté pour répondre à ses correspondants, tout en donnant l’impression d’avoir unilatéralement lever le report de celui-ci, sans passer par l'harmonisation des vues avec les parties prenantes telle que suggéré dans sa lettre ayant décidé le report dudit arrêté.

 Les organisations susdites désapprouvent cette demarche et comptent approcher l’autorité pour lui expliquer davantage leurs inquiétudes en rapport avec cette problématique qui devrait être réglée définitivement en faveur de la Protection  et conservation de l’Environnement et particulièrement du Parc de Virunga et ses écosystèmes.

Consultez à ces liens le communiqué signé par les acteurs environnementaux à ce sujet. 

 

 

RDC : La marche des laïcs catholiques émaillée des violences au Nord Kivu!

 Au Nord Kivu, l’appel à la marche pacifique lancé à partir de la capitale(Kinshasa) par le comité de Coordination des laïcs catholiques ce 21/01/2018 s’est soldé par des violences. Le monitoring mené par le Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme, CREDDHO, renseigne sur différents types de violence enregistrés au cours de  ladite manifestation dont une dizaine de personnes arrêtées, au moins 6 blessés, des cas de personnes torturées puis relâchées et quelques biens immeubles endommagés.

Lancé au niveau national par le comité de Coordination des laïques catholiques, l’appel à manifestation a été corroboré au niveau provincial par le  CALCC (Conseil de l’Apostolat des Laïcs Catholiques du Congo) au travers une communication lancée au niveau des medias, avant qu’un autre message verbal relativement contradictoire soit lancé un peu plus tard par l’entremise de l’abbé ARSÈNE MUNEMBWE au niveau des certaines radios locales. Connu comme délégué de l’évêque, ce dernier à réussi à fragiliser cette action en évoquant la particularité que connait la Province du Nord Kivu en matière de sécurité, avant de demander aux potentiels manifestants à s’en tenir aux orientations qui seront données par les autorités locales.

 Face à cette contradiction, la ville de Goma s’est réveillée, à la date précitée, dans une atmosphère de confusion où certaines personnes croyaient encore à l’effectivité d’une marche pacifique, d’autres ont par contre choisi de camper à leur domicile au lieu de se rendre sur les lieux d’où devraient partir les manifestations notamment à la Paroisse St Joseph, à la Cathédrale de Goma, comme annoncé dans les communications initiales.

D’entrer de jeu, les enquêteurs largués par le CREDDHO ont renseigné sur un dispositif policier bien armé qui a été placé à l’entrée de la cathédrale ayant empêché les manifestants de s’exprimer : des bombes à gaz lacrymogènes, des balles réelles ont été tirées de 8 heures à 14 heures et une partie des chrétiens a été séquestrée dans les enceintes de la cathédrale.

Le CREDDHO a ensuite observé, lors des tirs des bombes à gaz lacrymogènes par la police, quelques échanges des projectiles entre les manifestants et les policiers regroupés à l’entrée de la cathédrale, avant de constater quelques dommages notamment quelques égratignures sur les bâtiments de la paroisse, le toit de la résidence du Curé de cette paroisse qui résulteraient des jets des pierres et d’autres trous très spacieux qui renseigneraient sur les effets des éclats d’un cocktail molotov.

Après s’etre rendu sur terrain pour faire le suivi des personnes arretées, l’équipe du CREDDHO a reçu une confirmation corroborée par d’autres témoignages venant des sources sures, sur l’existence d’une dizaine des membres de la Lucha détenus aux cachots de la police d’investigation criminelle et deux membres de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), un parti de l’opposition tandis que d’autres personnes arrêtées seraient déjà relâchées selon les allégations de certains agents de la police.

Le CREDDHO ne digère pas bien l’approche utilisée par le pouvoir public pour ce qui concerne la détention d’une catégorie de manifestants dans les cellules de l’unité de police de police et une autre aux cachots de la police d’investigation criminelle pour des raisons inavouées.

Le CREDDHO condamne les répressions de la police face aux manifestants et les arrestations arbitraires enregistrées en RDC et plus particulièrement en ville de Goma et exige la libération des toutes les personnes arrêtées.

Il demande à la justice Congolaise d’enquêter sur les différentes bavures et de punir leurs auteurs.

Telechargez ici la note d'information en version pdf

 

 

RDC-BENI : Une émission radio libère trois victimes d’exploitation sexuelle !

Vous serez touché(es) et surpris(es) de constater la controverse que dégage cette narration !

"Kila Jovette, Kilabu Sahani et Kweli Mamy" comme renommées ici, sont toutes des jeunes filles mineures âgées respectivement de 16, 15 et 16 ans. Les deux premières sont ressortissantes du village appelé Nobili et la troisième réside à Mangina, deux villages situés en territoire de Beni à environ une trentaine des Kilomètres de la ville de BENI.

Ces trois filles ont été recrutées depuis février 2017 pour servir dans un café-resto moyennant un montant de 20$ comme salaire mensuel par une dame, tenancier d’un « QG » installé à MANGINA, dont nous taisons le nom pour des raisons de convenance et que nous désignerons par le nom de Madame « HYÈNO » au cours de notre narration.

Contre toute attente, elles ont commencé à faire la prostitution avec des clients imposés par leur patronne. A chaque service rendu dans le cadre de la prostitution l’argent était, de manière générale, payé directement à la patronne qui rétrocédait ensuite une partie à ces filles prestataires. Au-delà cet acte, la patronne profitait de la présence de filles ainsi que leur disponibilité sexuelle pour attirer ses clients.

C’est une émission portant sur l’exploitation sexuelle, animée à la Radio Communautaire PAMBA ZUKA de Mangina par les membres du comité local de lutte contre les formes modernes d’esclavage y installé par le Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme, CREDDHO, qui va reveiller la conscience de ces filles longtemps maintenues dans l’assujettissement. Cette émission va, selon ces victimes, recisciter le sentiment de revolte qui dormait en elles et ça sera un premier pas vers leur réhabilitation.

En date du 25/11/2017, un des membres du comité local va recevoir la visite de la jeune fille "Kila Jovette". L’objet de la visite sera de venir lui exposer le calvaire qu’elles sont en train de subir dans le QG de Madame « HYÈNO ». Soudain, cet animateur communautaire va à son tour saisir les autres membres du comité local et une réunion d’urgence sera convoquée dans laquelle les participants vont décider de saisir le conseil local de sécurité de Mangina.

Saisi, le conseil local de sécurité va confier la mission au commandant de la Police Nationale Congolaise d’interpeler la tenancière du QG, l’auditionner et au cas où il y aurait des indices sérieux de culpabilité, de procéder à son arrestation et au démantèlement du QG. Comme allégués, les faits seront confirmés et leur gravité établie par le commandant de la Police qui va procéder à fermeture dudit QG et l’arrestation de Madame « HYÈNO, après avoir auditionné les deux parties ».

Grace, à ces interventions, les 3 Jeunes filles précitées ont été libérées : Pour le moment, les deux non résidentes de Mangina sont retournés dans leur village et celle de Mangina a été remise à sa famille.  « Quel professionnalisme qui aurait pu être reconnu à ce commandant ? »

Remarquez avec nous que ce commandant mériterait d’être qualifié d’élite, héro, vaillant, … selon les qualifications qui vous conviennent, au cas où il aurait bien fini son travail.

Mais hélas, selon les informations à la disposition du CREDDHO, le Commandant de la Police Nationale Congolaise de Mangina aurait glisser vers l'inacceptable, quelques jours après, en demandant un pot de vin (corruption) pour faire évader le bourreau et la suite de la procédure se serait arrêtée à ce niveau !

Le CREDDHO voudrait croire que vous comprenez comment le travail des organisations de la Société Civile en République Démocratique du Congo contribue à sauver des victimes alors que le contexte dans lequel celles-ci travaillent  et l’état dans lequel justice fonctionne constitue un freinage, non seulement pour le travail des acteurs de la Société civile mais également vis-à-vis de l’action publique.

Le CREDDHO se bat au quotidien contre vent et marée pour restaurer les vies brisées en militant en faveur du respect des Droits Humains et dans le cadre du cas épinglé ci-haut, il ne va pas, une fois de plus, rester insensible mais voudrait faire de son mieux pour que la procédure se poursuive et que justice soit rendue en faveur des victimes susmentionnées.

 Il importe de souligner que l’action dont la narration vous est présentée ci-haut a créé une nouvelle dynamique dans la communauté qui est illustrée par des retombées suivantes:

1. Le comité a abordé 6 autres souteneurs qui exploitaient sexuellement les jeunes filles dans leurs bars, celles-ci ont volontairement libéré les victimes qui étaient dans leurs bars ;

2. La population a félicité le Délégué du Gouverneur de Province et tout le conseil local de sécurité pour son implication dans la fermeture de ce QG et l’arrestation de la présumée auteur et a renforcé la confiance entre les agents de l’Etat et la population ;

3. Le conseil local de sécurité et la société civile ont sollicité et ont obtenu de la part du Commandant district de la Police Nationale Congolaise de Beni territoire la mutation du Commandant de la police Nationale Congolaise de Mangina suite à sa complicité dans l’invasion de Mme HYENO, chose déjà faite ;

 4. Les membres de la communauté ont pris l’habitude de dénoncer les cas des SGBV apparentées à l’esclavage moderne auprès du comité ; 

5. La mère d’une des victimes a déjà adhéré dans la MUSOPEC de Mangina, : « une mutualité d’entraide entre victimes des violences basées sur les genres, initiée par le CREDDHO en complicité avec les communautés locales, grâce à son partenariat avec l’organisation américaine Free The Slaves que nous remercions à cette occasion ».

Le CREDDHO présume votre solidarité aux actions salvatrices qu’il mène en faveur des victimes des differentes violations des Droits Humains. Grâce à l’appui qu’il bénéficie de ses partenaires financiers et techniques, le CREDDHO a restauré plusieurs vies brisées et a contribué pour la sauvegarde de la dignité humaine tout en luttant de manière générale pour l’avènement d’un état de Droit en RDC. Il voudrait également bénéficier d’un appui des personnes physiques comme vous, en termes d’accompagnement et encouragement de son ce travail d’intérêt humanitaire.

 Nous vous encourageons à consulter d’autres articles qui traitent sur des sujets similaires à ces liens :

Restauration des vies brisées à Walikale: Les actions du CREDDHO réhabilitent les survivants des violences basées sur les genres !

Les actions du CREDDHO font renaitre de l’espoir parmi les survivants de violence à Kiwanja !

 

Restauration des vies brisées à Walikale: Les actions du CREDDHO réhabilitent les survivants des violences basées sur les genres !

Le CREDDHO a effectué une cartographie sociale à Walikale centre, dans le quartier Nyabangi au cours de laquelle 70 cas de SGBV apparentées à l’esclavage moderne ont été documentés dont 30 cas de mariages forcés et précoces, 14 cas de traite de personnes accompagnées de la prostitution forcée et 26 cas de pires formes du travail des enfants.

Signalons que le CREDDHO se preoccupe de la situation des survivants de violence dans differents territoires du Nord Kivu, notamment dans le territoire de Walikale, Rutshuru, Lubero et Beni. Dans ce cadre il accompagne les survivants des differentes violences apparentés à l’esclavage moderne pour que ceux-ci retrouvent leur dignité humaine 

Dans ce cadre, le CREDDHO accompagne les communautés locales et particulièrement celles affectées par differentes violences. Cet accompagnement consiste à reintegrer ces denières sur le plan socioeconomique avec la mise en place d’une mutuelle de Solidarité paysanne pour l’epargne et le Credit, MUSOPEC, qui est donommée USHINDI, un concept en langue Swahili qui signifie victoire.

Pour ce qui est des recents cas de violences repertoriés à travers ses animateurs, notons que six des survivantes ont été orientés par le CREDDHO à la MUSOPEC USHINDI pour qu'ils deposent leurs demandes d’adhèssion pour beneficier des differents avantages offerts par cette mutuelle.

En effet, créée depuis le 03 Avril 2016, la MUSOPEC USHINDI est peçue comme est un espace d’échange et de convivialité, de partage des joies et des peines. Elle est aussi  un espace d’apprentissage de la gestion de l’argent et de l’épargne-crédit. Elle dispose de trois types de caisse dont l’une appelée « caisse verte » servant à recevoir les cotisations des membres, une « caisse bleu » servant à recevoir d’autres contributions venant des bienfaiteurs ou partenaires extérieurs et une troisième caisse rouge qui constitue une enveloppe d’entraide mutuelle entre les membres. Chaque membre qui adhère est censé déposer son capital d’adhésion dans la caisse verte avec un pourcentage proportionnel dans la caisse rouge.

Signalons que pour alimenter sa caisse bleu, cette mutuelle a bénéficié, grace à l’accampagnement du CREDDHO, des financements et aides parmi lesquels ceux provenant de l’organisation Free The Slaves mais egalement d'une somme de 300 dollars venant directement du CREDDHO.

Actuellement la caisse verte comprend un fond environnant 660000francs congolais qui résulte de cotisations de membres et autres transactions avec les membres de la communauté. Cette somme a servi pour le lancement des activités crédit rotatif et l’achat des semences pour entreprendre des activités génératrices de revenu. La MUSOPEC USHINDI a entrepris la culture maraichère des arachides, le maïs, les aubergines, ainsi que les tomates dans le but de vouloir accroitre sa capacité et de fructufier son capital.

A quelques mois du début de cette initiative la moisson est déjà au rendez vous. Déjà ce 02/10/2017, la MUSOPEC USHINDI de Walikale centre a commencé la récolte de ces produits agricoles dont les tomates : 40 KGS, les mais : 70 KGS, les arachides : 120 KGS et les aubergines : 100 KGS.

Dans le but de créer de l’emploi à ses membres après récolte, la MUSOPEC USHINDI a vendu ces produits à ses membres qui, à leur tour, sont allés les revendre dans le marché pour y tirer profit. Après vente, la MUSOPEC estime qu’elle va gagner 150$ qui sont équivalent à 225000 Francs congolais.

La MUSOPEC a octroyé des crédits à quatre de ses membres pour renforcer leurs activités génératrices de revenus mais également à une école de la place. Parmi les membres qui ont bénéficié de crédit figure une mère de 5 enfants dont trois en âge scolaire, celle-ci a initié une activité de petit commerce de la vente des bananes plantains qui l’a permis de subvenir à ses besoins. Selon les témoignages recueillis auprès de ce bénéficiaire, elle aurait déjà remboursé le crédit qu’elle avait contracté auprès de la MUSOPEC avec un intérêt de 10% soit 5000 FC et progresse maintenant dans ses affaires. Deux parmi les bénéficiaires de ces crédits disent avoir réussi à créer des activités génératrices de revenus telles que l’aménagement de l’étang piscicole, l’élevage du porc qui a commencé à partir d’une génitrice femelle et dont les retombées sont déjà palpables.

Grace aux interets de crédits octroyés à ses membres et des aides qu’elle recoit, la MUSOPEC contribue à la relance de la vie économique du milieu et offre une occupation (commerce des produits du champ et crédit rotatif) aux survivantes pour qu’elles payent leurs cotisations avec facilité. Il est aussi important de souligner que les produits du champ ont répondu aux besoins socioéconomiques d’autres membres de la communauté dont les enseignants.

 Mentionnons que cette dynamique va contribuer à l’amélioration des conditions socioéconomiques des ménages et restaurer les victimes de SGBV apparentées à l'esclavage moderne au sein des differentes communutés.

D'autres images illustratives ici...

 

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